Elle entraîne tout sur son passage, la crise financière, tel un cyclone balayant les places boursières plus ou moins prospères jusquà la crise des subrpimes,
en juillet 2007. L'ironie du sort dans le système capitaliste le plsu débridé qu'il soit, au service du Capital, au dépend du travail et des services aux personnes c'est que l'épicentre de ce
"séisme boursier", ce "trou noir de la finance" se trouve au coeur même de l'économie mondiale : les Etats-Unis d'Amérique.
Qu'il est dur, aujourd'hui, de choisir entre Barack Obama et l'abstention, à l'instar de touttes petites organisations de personnes aux budgets colossaux, mais à un
degré moins que celui des républicains et des démocrates.
Aux Etats-Unis, la consommation aux crédits empruntés aux banquesest devenu une drogue, une obsession permanente. Aujourdh'ui, avec la crise des crédits
hypotécaires sur le marché de l'immobilier, les banques freinent ds quatre fers, la consommation est donc paralysée. Quand à la question de l'augmentation des salaires et des minima sociaux, même
dans les médias de là-bas, on ose en parler.
Des millions de familles américaines sont expulsées par la police de leurs maisons à peine bâties, beaucoup d'entre eux saccagent l'intérieur de leurs maisons avant
de partir, voilà le climat qui règne aux USA, pays embourbé militairement, et en véritable récession jamais vue depuis 1929... c'est fou comme les comparaisonbs historiques sont, comme par
magie, multiples; de mai 68 aux années 1930, l'ambiance est explosivement parfumée!
Quel va être le réflexe des Etats comme l'Ohio, et sa capitale Cleveland, jadis capitale de la voiture, aujourd'hui, épicentre de la crise des subprimes en nombre de personnes touchées,
directement par cette crise. Ce réflèxe dans le bureau de vote, aux conditions pas très démocratiques, en matière d'organisation (heures d'attentes variantes, jour d'éléction en pleine journée de
travail, machines de votes électroniques plus que dsouteuses, rappelez vous de l'élection de 2000 entre G.W. Bush et Al Gore, dans l'etat de la Floride, dirigé par le gouverneur Fletcher* Bush,
frère de G.W. Bush, etc,). Vous appelez ca un exemple de la "démocratie"?
La bonne nouvelle, c'est que les ventes du Kapital de Karl Marx ont grimpées de 30% depuis le début de la crise, et nous rappelons que tout détenteur du
Kapital de Karl Marx est toujours interdit de séjour aux Etats-Unis d'Amérique...
La lutte ne s'arrête pas!
*ai un doute sur le prénom, et sur son lien familial véritable, car là, c'est du chaud, ...coco!
Er. Q.
Voici la "une" du dernier Manière de voir,
supplément du Monde Diplomatique,
en kiosque : et voici le lien :
http://www.monde-diplomatique.fr/mav/101/x
I. Une nation presque en guerre
Seulement « presque » en guerre ? Oui, parce que, contrairement à la situation de 2004, le conflit irakien a été comme occulté au cours des premiers mois de la campagne
électorale. Les républicains préfèrent ne pas s’appesantir sur une aventure impopulaire et ruineuse, les démocrates estiment de leur côté que le fléchissement sensible du niveau des pertes
américaines (cinq morts en juillet 2008, contre une centaine par mois un an plus tôt) a rendu la question moins pressante qu’hier aux yeux de l’électorat.
Presque en guerre malgré tout ? Oui, car l’Afghanistan est revenu au premier plan. Non seulement en raison de l’accroissement régulier du nombre de soldats américains tués là-bas au combat
(seize en juillet 2008), mais aussi parce que le candidat démocrate Barack Obama a signifié que son objectif militaire et stratégique n’aurait rien à voir avec un repli des Etats-Unis sur
leur pré carré. Loin d’être « contre toutes les guerres », il entend redéployer les forces armées de la puissance impériale du Golfe vers l’Asie centrale.
Mais, aux marches de la Russie, en Amérique latine et au Proche-Orient, d’autres foyers de tension se rallument. Or Washington, affaibli par son équipée irakienne, a perdu les moyens et les
alliés qui lui permettaient de s’imposer simultanément sur plusieurs fronts.
Quand l’Amérique invoquait déjà la « légitime défense »
Noam Chomsky
Les Etats-Unis vont-ils gagner en Irak ?
Alain Gresh
Nouvelle partie d’échecs entre Moscou et Washington
Olivier Zajec
Charlie Wilson en Afghanistan
Chalmers Johnson
Des bases militaires qui ceinturent la planète
Jean Planchais
Fissures chez les néoconservateurs
Hubert Védrine
« L’Amérique latine est un continent perdu »
Janette Habel
Des avocats influents pour la cause d’Israël
Joel Beinin
II. Voyage dans l’Amérique de droite
En novembre 2004, les républicains triomphent. Cette fois, le président George W. Bush a été largement (ré)élu, y compris par nombre de victimes sociales de ses politiques
économiques. Et son parti conserve le contrôle des deux chambres du Congrès.
Il ne reste plus alors qu’à rendre permanentes les baisses d’impôts colossales votées trois ans plus tôt, à supprimer tout prélèvement fiscal sur les successions, à privatiser les retraites et
à ancrer pour une génération la Cour suprême dans le camp de la droite conservatrice – ce qui, au passage, permettra d’avancer sur les fronts de la religion et des « valeurs ».
Naturellement, il conviendra aussi de poursuivre la « guerre contre le terrorisme », le cas échéant en sanctionnant les alliés téméraires qui, comme la France et l’Allemagne, ont
refusé de se joindre en Irak à la « coalition des volontaires » sous commandement étoilé.
Et puis, en août 2005, quelques mois après ce moment d’ébriété politique, l’ouragan Katrina balaie La Nouvelle-Orléans, révélant à la fois l’incurie de l’administration républicaine et son
insouciance cynique du sort des pauvres. Il n’en faut pas davantage pour que la popularité du président Bush s’écroule. Et que la « famille » conservatrice recommence à se chamailler
dans une ambiance de fin de règne.
Le petit peuple de George W. Bush
S. H.
Schéhérazade à la Maison Blanche
Christian Salmon
Capitalisme de catastrophe à La Nouvelle-Orléans
Mike Davis
Fier d’être conservateur
Jacques Amalric
En croisière sur le « Titanic » de la droite
Johann Hari
John McCain, le revenant
Ibrahim Warde
Une Cour trop suprême
Daniel Lazare
III. Au pays de Barack Obama
Sénateur de l’Illinois siégeant au Congrès depuis 2005, M. Barack Obama ne figure assurément pas au rang de favori lorsque, deux ans à peine après son arrivée à Washington, il se porte
candidat à l’élection présidentielle. Au demeurant, il se présente à la fois contre la « machine » Clinton et contre John Edwards, ancien candidat à la vice-présidence des Etats-Unis.
De surcroît, il est métis. Mais on connaît la suite...
Alors, que révèle l’audacieux pari de M. Obama sur le Parti démocrate, sur l’état d’émancipation de l’« Amérique noire », sur une nouvelle définition, à la fois
« multiculturelle » et « postraciale » de la politique dans son pays ? Le sénateur de l’Illinois se garde en effet d’oublier trop longtemps la question des inégalités
sociales, plus susceptible que d’autres de servir de creuset à une coalition victorieuse. A mesure que progresse sa campagne, ce qui s’exprime n’est donc pas tant la fierté d’un fils d’Africain
aspirant à la Maison Blanche que la volonté de dépasser cette dimension symbolique pour arracher l’Amérique à des politiques chaque jour plus contraires à ses idéaux proclamés.
Cette inspiration nourrit des discours d’une exceptionnelle qualité. Mais, au-delà du lyrisme ?...
L’audacieux pari du sénateur de l’Illinois
John Gerring et Joshua Yesnowitz
Malcolm X, un mythe inépuisable et efficace
Achille Mbembe
Toutes les inégalités n’offensent pas le candidat démocrate
Walter Benn Michaels
En 1984, Jesse Jackson procureur du reaganisme
Cornel West
Mais que font les pacifistes ?
Alexander Cockburn
« Democracy now », ce média qui donne sa voix à la gauche
Thomas Boothe et Danielle Follett
IV. Cette fois, la fête est-elle finie?
En 2004, lorsque M. George W. Bush fut réélu, la guerre d’Irak tournait à la déroute mais, apparemment, l’économie américaine se portait bien. Quatre ans plus tard, le président des
Etats-Unis ne peut plus se prévaloir de bons indices économiques. La crise des prêts hypothécaires a servi d’accélérateur (ou de révélateur) : depuis qu’elle a éclaté, l’activité est
atone, le chômage remonte, les déficits budgétaires et commerciaux atteignent les cimes, le taux d’épargne est nul, le secteur de l’immobilier, en faillite, et l’inflation repart...
Or, compte tenu des investissements des fonds souverains dans des fleurons de l’économie américaine et de l’assistance des banques centrales étrangères au dollar, Washington ne peut guère
admonester le reste du monde ; il en dépend plus que jamais.
A quoi ont donc servi ces énormes déficits qui privent aujourd’hui l’Amérique de munitions économiques ? A financer des guerres au sort incertain, bien sûr, mais aussi à grossir la bulle
des inégalités, tantôt à coups de réductions d’impôts concédées à ceux qui en avaient le moins besoin, tantôt en octroyant des primes extravagantes à des patrons d’entreprises en déroute.
Quelques résistances ont toutefois endigué ce mouvement d’ensemble. Pendant que des transgressions symboliques faisaient mine de le contourner.
Une trajectoire financière insoutenable
Gérard Duménil et Dominique Lévy
Le privilège exorbitant du dollar
I. W.
Rituel démocratique pour société de castes
S. H.
Chantages ordinaires chez General Motors
Rick Fantasia
Mais parfois, même Wal-Mart doit céder !
Olivier Esteves
Des dirigeants « à notre service »
Barbara Ehrenreich
La transgression, c’est le conformisme
Christian Ghasarian
Iconographie
Sauf mention contraire, toutes les photographies qui accompagnent ce numéro sont de Manuel Six.
Biographies
S. H.
Christopher Hitchens. Justifier Bush par Orwell
Rush Limbaugh. Le Parti républicain des ondes
Oprah Winfrey. « Moi, j’ai pu devenir milliardaire »
Lou Dobbs. Capitaliste antimondialiste
Extraits littéraires
Howard Zinn. L’Impossible Neutralité
Erskine Caldwell. Les Braves Gens du Tennessee
Tom Wolfe. Le « radical chic » des beaux quartiers de Manhattan
Upton Sinclair. La Jungle
Documentation
Olivier Pironet
« Je ne suis pas contre toutes les guerres », discours de Barack Obama
237 mensonges officiels
« Yes, we can » , discours de Barack Obama
Chronologies
De l’Afghanistan au Caucase
Les deux mandats de George W. Bush
D’abord la bulle... et puis le krach
Essais
Sur la Toile