Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 20:14
Cap sur le 34ème congrès
(Rouge, n°2266, 18 septembre 2008).
"Il ya 90 ans, on avait le couteau entre les dents..."
"Aujourd'hui, on se mange des rateauxx dans les gencives"
                                                                                           Faujour



Le texte de base de discussion du prochain congrès du PCF a été adopté par 88 voix pour, 7 contres, et 29 abstentions. Plusieurs communistes unitaires, comme Pierre Zarka ou Roger Martelli, n'ont pas pris part au vote.
Les militant'e)s ont jusqu'au 10 octobre pour présenter un texte alternatif, qui devra être signé par au moins 200 communistes venant au minimum de dix fédérations différrantes. Les 29 et 30 octobre , l'ensemble des militant'e)s aura à se prononcer sur le texte qui sera soumis au débat.

Partant d'une analyse souvent juste de la crise du capitalisme et de ses conséquences sur l'organisation du travail et les conditions de vie, le texte aborde les perspectives avec une nouvelle langue de bois, où se mèlent des généralités humanistes, des relents verbaux de "lutte de classe" et "révolutionnaires", dans un cadre général totalement réformiste. L'objectif  est un "projet de changement à vocation majoritaire", en s'appuyant sur les mobilisations sociales et en recherchant " le rassemblement de la gauche la plus large possible sur ces idées de transformation".

Sur le bilan gouvernemental de la gauche plurielle, la seule critique consiste à  reconnaître une certaine "surdité vis-à-vis du mouvemnt social", " une dynamique populaire qui a fait féfaut", d'où la nécéssité aujourd'hui "de ne pas se laisser s'amoindrir la pleine autonomie d'expression et d'action" du parti. Désormais, l'objectif est clair : "Une majorité, un gouvernement, une présidence de la République qui impulseraient une politique de gauhe porteuse de grandes réformes  transformatrices."

Ainsi, le PCF refusera la voie du renoncement (social libéral) ou "celle de la contrepartie d'extrême gauche qui, en affirmant que le débat est clos, qu'aucun effort ne rendra possible un rassemblement de la gauche, ferme par avance la porte à toute perspective de changement". La proposition est donc de créer " un front progressiste et citoyen" et des espaces unitaires locaux, de débats et d'actions communes...

Désireux de "révolutionner le parti", le texte s'oppose "à la recherche de la constitution d'un autre parti aux contours incertains". Ainsi, la future majorité du PCF sera composée, sans surprise, d'une bonne partie de l'appareil et de militant(e)s légitimistes, soucieux de rendre le parti plus visible et plus critique vis-à-vis du PS, mais décidés à défendre la vieille stratégie consistant à tirer le PS sur une "politique antilibérale", à gagner les élections et à retourner au gouvernement.

Une petite minorité de vieux staliniens s'oppose à cette orizntation.
Les abstentionnistes (anciens amis de Georges Marchais et de Robert Hue) arriveront à un accord avec Marie-Georges Buffet.
Seule une partie des communistes unitaires -quelques élu(e)s et quelques regroupements militant(e)s- envisagent de quitter le PCF pour construire un réseau ou une "fédération" avec ce qui rreste des anciens comités antilibéraux.
Partisans de discuter avec le nouveau parti anticapitaliste (NPA), et plus conscients du rôle des mobilisations sociales, ils s'opposent néanmoins à l'idée de deux gauches incompatibles dans un même gouvernement. Ils envisagent, eux aussi, une victoire éléctorale d'une majorité de gauche "antilibérale".

Nos propositions aux militante)s du PCF sont claires :
 d'abord, résister ensemble dans l'unité la plus large de toute la gauche politique et syndicale aux attaques de Sarkozy et du Medef. C'est le sens de la lettre l'Olivier Besancenot à Marie-Georges Buffet .
Mais, en même temps, il faut offrir une alternative anticapitaliste en rassemblant tout ceux qui, pour répondre aux exigences du monde du travail, sont prêts à rompre avec les lois du capitalisme et refusent d'aller gérer la société libérale en commun avec le PS. C'est le but du NPA. C'est le choix auquel vont être confrontés les militants du PCF.

A.Krivine.

Par Er-Wan du Finistère (Sur France inter) - Publié dans : Politik
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