Ecologie

Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /2008 20:52


Nicole Jacquin (Delestage), Jean-Mathieu Le Saux (L'eau et la Terre), Yves Levrel (Sortir du nucléaire) se sont rendus hier midi en préfecture et au conseil général pour déposer une lettre ouverte. Les militants antinucléaires s'inquiètent de la gestion du démantèlement de la centrale du Brennilis. Les propos du nouveau directeur de la centrale (Le Télégramme de jeudi) ont motivé leur démarche. « Nous demandons la création immédiate de la Commission locale d'information, explique Nicole Jacquin. On nous parle d'une installation en décembre et de l'ouverture de l'enquête publique pour la poursuite du démantèlement de la centrale, en janvier. Il faut un délai suffisant pour que la commission soit consultée ». « La CLI devra commencer par recevoir toutes les réponses aux nombreuses questions posées par les associations et qui demeurent en suspens depuis des années. La conséquence en est une opacité persistante sur l'état, notamment radiologique du site et de son environnement... ». Plus généralement, les associations s'interrogent sur le sens du démantèlement de la centrale qui nécessitera de s'attaquer au confinement actuel. « Ne taquinons pas le diable avec une dispersion de tous ces matériaux contaminés. Le stockage sur place n'est-il pas préférable ? », demande Yves Levrel. « On aurait préféré le statu quo pour 50 ans, ajoute-t-il. Casser le confinement actuel sera coûteux et obligera à des transports de gros volumes de déchets contaminés avec les risques que cela comporte ». -- source, le Télégramme, 6septembre 2008.
Par Er-Wan du Finistère (Sur France inter) - Publié dans : Ecologie
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /2008 17:06

À seulement 36 ans, Xavier Petitjean en connaît un rayon sur les centrales nucléaires. EDF le propulse à la direction du site de Brennilis, avec mission principale de reprendre le démantèlement.
 
Quel est votre parcours ?
Ingénieur diplômé de l'ENSTA, à Paris, je travaille depuis 1996 pour EDF : six ans à la maintenance de la centrale de Chooz (Ardennes), cinq autres à celle de Montrouge consacrées à la conception de l'EPR, deux ans en Chine en assistance de fabrication de quatre centrales et, depuis le 1 e r septembre, directeur du site de Brennilis.

Cela ne provoque-t-il pas de sentiment étrange de prendre la direction d'un équipement appelé à disparaître ?
Je ne le considère pas comme tel. Si la centrale ne produit plus d'électricité, nous devons observer les contraintes d'exploitation liées à la sécurité. Il y a toujours quarante personnes, dont dix d'EDF à travailler sur le site. Et bientôt davantage si le chantier de démantèlement redémarre.

Où en est ce dossier ? EDF a envoyé sa nouvelle demande fin juillet. Actuellement, le dossier se trouve à l'instruction dans un service de l'État, lequel doit se prononcer avant la fin de l'année. S'il approuve, les travaux reprennent début 2009 sur la partie restante (bâtiment du réacteur) pour un démantèlement total en 2018.

Quels changements ont été opérés par rapport à la précédente mouture, annulée par le Conseil d'État (juin 2007), sous la pression de l'association Sortir du nucléaire ?
L'essentiel a été repris et ajusté aux obligations législatives (le Conseil d'État avait motivé sa décision par l'absence de publication de l'étude d'impact, NDLR).

Ce projet représente également une vitrine du savoir-faire d'EDF sur ce marché du démantèlement. Ressentez-vous de la pression ?

Hormis celle de fournir des éléments d'information, non. Mais je n'ignore pas que le chantier de Brennilis est pilote d'un processus de démantèlement concernant une dizaine de centrales en France (sur 58 actuellement en production).

Avec des ambitions à l'étranger ? (Charles Plourdeau, responsable de communication EDF, intervient) La procédure sera effectivement exportable.

Les associations opposées au nucléaire réclament un débat public sur ce dossier, êtes-vous favorable ?
L'enquête publique permettra à chacun de s'exprimer et la Commission locale d'information, censée prendre le relais de l'Observatoire de démantèlement en janvier 2009 (lire ci-dessous), diffusera l'information en toute transparence. Si débat il doit y avoir, il appartient à l'État de le mener car il s'agit d'un problème national.
Par Er-Wan du Finistère (Sur France inter) - Publié dans : Ecologie
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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /2008 17:52

Belgique, Espagne, Allemagne, Autriche, Slovénie, Ukraine, France…
L'Europe frappée
par des accidents nucléaires
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué de presse du 29 août 2008
Contact presse : 06.64.100.333
http://www.sortirdunucleaire.org/

Interdiction aujourd’hui
de consommer des légumes
et du lait à Fleurus en Belgique !



La France, qui a passé un été très radioactif avec de multiples évènements en particulier au Tricastin, est loin d'être le seul pays d'Europe frappé par les incidents et accidents nucléaires. Des scandales de grande ampleur font même la UNE actuellement dans certains pays.

En Belgique, un accident de niveau 3 s'est produit le 24 août à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Comme d'habitude dès qu'il s'agit de nucléaire, l'alerte a été donnée en retard, les conséquences ont d'abord été minimisées par l'Agence fédérale belge de Contrôle nucléaire (AFCN), mais on apprend aujourd'hui que la fuite radioactive est plus importante qu'annoncé au départ et que la consommation des légumes du jardin et du lait est maintenant interdite, en attendant peut-être de nouvelles révélations...

En Espagne, un important incendie s'est déclaré, le 24 août aussi, à la centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne) qui est arrêtée depuis. Une trentaine d'incidents ont eu lieu depuis le début de l'année dans les centrales espagnoles. En avril dernier, on a appris qu'une fuite radioactive avait eu lieu 6 mois plus tôt (!) à la centrale d’Asco I (Catalogne) dont l'exploitant encourt de lourdes sanctions.
 
En Allemagne à Asse, la population a appris fin juin qu'une contamination de grande ampleur était en cours depuis des années dans une mine de sel ou 126 000 fûts de déchets nucléaires ont été stockés. La mine était présentée comme "stable depuis 70 millions d'années" et "quasi-imperméable", mais les déchets baignent aujourd'hui dans un véritable lac souterrain dont la contamination menace de grandes nappes phréatiques.
 
En Autriche, un incident s'est produit dans la nuit du 2 au 3 août dans les laboratoires de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à 35 km de Vienne. Ce n'est que par chance qu'un accident grave n'a pas eu lieu.
 
En Ukraine, une fuite d'eau radioactive a provoqué l'arrêt d'un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné (ouest de l'Ukraine) le 10 juin.
 
En Slovénie, une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne (les 26 autres pays de l'Union ont été contactés en urgence) avant que la gravité de la situation ne soit minimisée, sans que personne ne sache vraiment ce qui s'était passé.
 
La France, enfin, a été frappée cet été par de multiples incidents à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse ; grave fuite d'uranium le 7 juillet), à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années), à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet) et à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet), à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif) et à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire " appelle l'opinion publique internationale à prendre conscience de la gravité des contaminations déjà occasionnées par l'industrie nucléaire, et de la possible imminence d'une véritable catastrophe nucléaire dont les conséquences seraient incommensurables.  Il ne faut pas faire confiance aux diverses "autorités de sûreté", qui contribuent à cacher la vérité, et il faut fermer les installations nucléaires avant que le pire ne se produise.
Par Er-Wan du Finistère (Sur France inter) - Publié dans : Ecologie
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